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 Rédigé par LOUSTALOT BARBE Anthony, expert-comptable
 

Qu’est-ce qu’un en-cours de production ?

Un en-cours de production existe dès lors qu’une production a été initiée et non achevée sur un exercice comptable. Les en-cours de production concernent à la fois la production de biens et la production de services. Concrètement, lorsqu’une entreprise a engagé des charges pour une production qui n’est pas terminée au dernier jour de l’exercice ; elle doit neutraliser ces charges sur l’exercice (transfert en stock) afin de les décaler sur l’exercice suivant. Réciproquement, si la facturation a déjà débuté pour cette production (acompte à la commande), elle est aussi neutralisée sur l’exercice (produits constatés d’avance) pour être déplacée sur l’exercice suivant. Cette méthode de constatation des en-cours, dite « méthode à l’achèvement » est la plus courante. Le résultat lié à la production (ou à l’affaire) est décalé sur l’exercice au cours duquel la production est achevée (ou la prestation intégralement exécutée).
 
En pratique, de nombreuses entreprises sont confrontées à la valorisation de leurs en-cours dont bien évidemment les industries, les artisans notamment les professionnels du BTP mais aussi des professions libérales exerçant en société (bureaux d’études, architectes, avocats, experts-comptables…).
 

Pourquoi en a-t-on besoin ?

C’est avant tout une question de « régularité » ou de respect de la règle comptable pour le dire autrement. L’établissement des comptes annuels obéit à certaines règles dont celles de constater des en-cours de production le cas échéant. Les comptes reflètent alors la véritable réalité économique de l’entreprise, vision nécessaire à la prise de décision du chef d’entreprise.
 

Quels sont les risques ?

Les en-cours sont transmis annuellement par le dirigeant à son expert-comptable pour l’établissement des comptes annuels et demeurent la responsabilité du chef d’entreprise. Cependant, rien n’interdit de faire appel à son expert-comptable pour lui demander de l’aide dans la gestion des en-cours.
 
Le problème de la valorisation des en-cours est qu’ils peuvent faire sensiblement varier le résultat de l’exercice ; ce qui peut être très dangereux pour une entreprise en difficulté. Prenons l’exemple d’une entreprise qui a, par erreur, surévalué ses en-cours au cours d’un exercice N. Cela aboutit à un décalage trop important de charges sur l’exercice N+1 et donc à un « embellissement » artificiel de la situation sur N. Le risque est de créer une « bulle » qui masque la réalité économique de la situation de l’entreprise, et éclatera brutalement si les difficultés persistent.
 
D’une manière générale, il est toujours délicat de présenter des comptes avec des encours importants ; les incertitudes sur la régularité des comptes pouvant être difficiles à dissiper (notamment vis-à-vis des banques). Il est donc préférable d’achever un maximum d’affaires avant l’arrêté des comptes (la gestion des en-cours s’en trouve fortement réduite).
 

Comment valoriser ses encours de production ?

Les en-cours sont valorisés à leur coût de production. Ils comprennent les charges directement imputables à une production (ou une affaire) mais aussi des charges indirectes. En pratique, beaucoup de TPE valorisent leurs en-cours à partir du coût d’achat des matières premières auquel elles ajoutent les charges de personnel relatives à la production (ou à l’affaire). Ces charges de personnel sont elles-mêmes valorisée à partir du nombre d’heures effectuées et d’un coût horaire « majoré » incluant non seulement la rémunération et les charges des salariés mais aussi les frais généraux directement et indirectement imputables à la production (ou à l’affaire). Exemple : une entreprise a engagé pour la réalisation d’une production de biens des achats de matières premières à hauteur de 6 000 € et des coûts de main d’œuvre pour 30h. Le coût horaire chargé moyen de l’entreprise est de 25 €/h auquel s’ajoute les frais généraux évalués à 30 €/h soit un total de 55 €/h. L’en-cours sera valorisé à 6 000 + 30*55 = 7 650 €.
 
Contrairement à une pratique bien répandue, les en-cours de doivent pas être valorisés par rapport au prix de vente en lui appliquant un pourcentage d’avancement (sauf cas très particuliers). Dans le cas de productions en série ou standardisées, il est tout à fait possible de valoriser les encours par produit avec une grille des coûts de production en fonction de leur état d’avancement (produits intermédiaires, semi-finis…).
 
Un dernier piège à éviter consiste à bien appréhender, dans le cas d’activités industrielles notamment, la sur ou sous-activité de l’entreprise dans la valorisation des encours.
 

Y a-t-il d’autres méthodes pour valoriser des encours de production ?

La méthode de valorisation des en-cours à l’avancement constitue une alternative à celle de l’achèvement. Elle permet de constater le résultat lié à la production d’un bien ou d’un service au cours de son avancement. Il s’agit donc d’une anticipation du résultat par rapport à la méthode à l’achèvement. Une entreprise doit pouvoir justifier de la mise en œuvre d’un contrôle de gestion suffisant pour utiliser cette méthode de valorisation des en-cours. Le changement de méthode est possible (dans le but d’une amélioration de la qualité de l’information financière) et permet en pratique d’améliorer artificiellement les comptes de l’entreprise l’année du changement de méthode (one shot). Une information dans l’annexe des comptes est nécessaire.  

Quels moyens mettre en œuvre pour être en mesure de valoriser au plus juste ses en-cours de production ?

Selon la nature des besoins, un système de contrôle de gestion (et généralement une comptabilité analytique) doit être mis en place pour pouvoir suivre l’affectation des matières premières et des heures à chaque production ou affaire. Pour des activités industrielles où les en-cours sont significatifs, les salariés saisissent leur temps de travail journalier en tenant compte d’une affectation par production ou affaire. Dans l’idéal, cette saisie des temps doit être régulièrement contrôlée par le chef de production. 
 
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